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« La publicité », par Georges d’Avenel, chapitre publié dans Le mécanisme de la vie moderne, Paris, Armand Colin, 1902.

Vous croiserez dans ce chapitre la naissance et de développement de la publicité dans les journaux, des agences de publicité, le succès des « annonces classées » ou publicités déguisées, des bibelots-publicitaires, le déferlement des prospectus dans les rues, l’engouement pour les catalogues de vente par correspondance, des affiches en chromolithographie, des hommes-sandwich et des voitures publicitaires, des ballons des grands magasins du Louvre, de la « ouate odontalgique », des « boniments pharmaceutiques », des tablettes de chocolat, d’étranges figures comme des bébés jaune et rose sur fond vert cru ou des femmes aux « mèches folles » et aux « yeux prometteurs » vantant le mérite d’un journal de course ou d’un pétrole lampant…
Bref, l’étude du « choc visuel », selon l’expression d’Avenel, en 1900, à un moment où aucune réglementation ne limite la publicité, ni dans ses promesses, ni dans son occupation de l’espace urbain.

Le Vicomte Georges d’Avenel (1855-1939) était journaliste (Revue des Deux Mondes), influencé par la sociologie naissante et historien du quotidien. Il publie entre 1898 et 1902 une série intitulée Le mécanisme de la vie moderne dans laquelle il s’attache à décrire la vie quotidienne, enquêtant aussi bien dans les rues, les galetas et les hôtels luxueux, aussi bien dans les théâtres que dans les cafés-concerts, dans les journaux que dans les grands magasins. Nourries d’informations de première main, ses enquêtes permettent de saisir les mutations économiques, sociales et culturelles au tournant du siècle.
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